LA DIVINE

un hymne à l’amour maternel

Les ciné-concerts du Quatuor Prima Vista

 

Le chef-d’œuvre du cinéma muet chinois

le film

RÉALISATEUR  Wu Yonggang

année  1934

durée  1h20

compositeur  Baudime Jam (2010)

« La Divine [est] sublimée et magnifiée par la composition de Baudime Jam qui a su tirer parti de la sobriété et de la lenteur du film en créant une ambiance sombre et profonde, d’où le lyrisme n’est cependant pas absent. L’accompagnement musical d’un film exige une grande rigueur : le Quatuor Prima Vista excelle dans ce genre si particulier. »


Dominique Amatulli

(La Montagne)

photos : B. Schafter, C. Rebet

« Un moment de grâce… Pour la première fois, ce ciné-concert, loin d’être une attraction, fut une révélation. Je tiens à remercier Baudime Jam, compositeur et interprète de l’accompagnement musical de La Divine, de nous avoir offert un tel plaisir. Il y avait fusion partition-image, symbiose émotion-mouvements musicaux, accord parfait, toujours sur le fil du rasoir, profondément pertinent et délicat... »


Catherine Abecassis

(Fondation Groupama Gan pour le Cinéma)

« Baudime Jam est un musicien expert et passionné. Sa merveilleuse musique pour La Divine est fidèle à l'œuvre originale dont il a su restituer l'alliance de lyrisme et de réalisme. Une parfaite intégration de la musique au film. »


Yang Jianhua

(Institut Confucius de Poznan)

L’héroïne est une jeune femme qui se prostitue afin de pouvoir élever son enfant. Tombée entre les mains d'un homme qui l'exploite, elle tente en vain de lui échapper. L'enfant grandit et entre à l'école. Mais ayant appris son "origine", les parents des élèves font pression pour qu'il soit renvoyé. Malgré la sympathie du directeur pour la situation de la jeune femme, les "patrons" de l'école donnent raison aux parents. Elle décide alors d'emmener son enfant dans une autre ville où il continuera ses études. Mais c'est seulement alors qu'elle s'aperçoit que le souteneur a volé ses économies et les a perdues au jeu...


C’est le premier film de Wu Yonggang, et le plus célèbre. C’est aussi un des grands rôles de Ruan Lingyu, un de ceux où elle est la plus expressive et touchante. Sa seule présence est bouleversante et la prise de vues, sobre et lente, met admirablement en valeur l’élégante beauté de cette star du muet qui fut l’idole des jeunes intellectuels avant de se suicider à l’âge de vingt-cinq ans, entrant ainsi dans la légende...


Nouvel horizon pour le Quatuor Prima Vista et son compositeur attitré, Baudime Jam : la Chine des années 1930 et une esthétique sociale-réaliste. Moins thématique, plus minimaliste, moins axée sur les développements, plus préoccupée de créer des atmosphères, la nouvelle partition de Baudime Jam (une commande du Festival d’Anères) reste néanmoins fidèle au credo de son auteur : respect des intentions esthétiques du réalisateur et étroite complicité avec l’image.

La partition de «La Divine» a été créée au Festival d’Anères le 23 mai 2010 grâce au soutien de la SACEM, et reprise notamment au Festival du Cinéma Chinois de Paris le 8 octobre 2011, puis dans plusieurs Instituts Confucius de France et d’Europe, et lors d’une tournée en Chine dans le cadre du Festival Croisements en 2015.


> Le film est présenté dans sa version restaurée par la Cinémathèque de Bologne.


 

« Le compositeur a mis l'accent sur la description psychologique des personnages : sa musique respecte au plus haut niveau l'esthétique du réalisateur - débordante de tendresse pour traduire l'amour maternel, sombre et implacable pour illustrer les ténèbres de la société, déchirante mais avec pudeur pour accompagner le désespoir intime de l'héroïne. Quant aux musiciens, leur performance est magnifique et vivante. C'est la première fois que les spectateurs découvraient cette nouvelle forme de spectacle : un merveilleux voyage dans le temps. »


Zahng Yan

(China Reports)

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