NOSFERATU

« une symphonie de l’horreur »

Les ciné-concerts du Quatuor Prima Vista

 

La nomenclature du quatuor à cordes est tout particulièrement bien adaptée au film de Murnau. «Nosferatu» est un film intimiste et claustrophobique, un film d'intérieur qui ne joue que très peu la carte des grands espaces, (en dépit du fait qu'il fut un des rares de son temps à avoir été tourné en extérieurs) : tout s'y déroule dans l'enfermement des chambres, des prisons, des asiles, des hôpitaux et des châteaux. L'esprit concentré du quatuor correspond parfaitement à ce contexte.


Par ailleurs, l'austérité du film de Murnau le situe davantage du côté d'une formation réputée pour la densité de son langage que de celui d'un grand orchestre flamboyant. On peut également ajouter que le «Nosferatu» ayant été conçu dans l'Allemagne des années 20, il baigne dans un climat expressif qui en fait un proche cousin esthétique des oeuvres de l'École de Vienne, dont les principaux représentants, (Schönberg, Berg, Webern), porteront en très haute estime le quatuor à cordes - la formation instrumentale par excellence. Toutefois, si la partition de Baudime Jam ne relève en aucun cas du dodécaphonisme, elle appartient bien, en revanche, à l'esthétique moderne de la première moitié du 20e siècle.


> Le film est présenté dans sa version teintée d’origine, restaurée par la Cinémathèque de Bologne.




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Le chef-d’œuvre de l’expressionnisme allemand

le film

RÉALISATEUR  Friedrich W. Murnau

année  1922

durée  1h33

compositeur  Baudime Jam (2002)

« Prima Vista redonne voix et vie à Nosferatu. Les musiciens ont envoûté le public par un accompagnement musical original de haute qualité. La partition de Baudime Jam, caractérisée par son unité stylistique, colle idéalement à l’image. »


Jérôme Tatti (La Montagne)


« La musique devient un élément indissociable du film, comme si elle était intégrée. »


A. Bertholet (Le Dauphiné Libéré)


« La partition de Baudime Jam, avec ses plages foisonnantes et contrastées, suit au plus près la trame du film. »


G. Corneloup (Anaclase)


« On assiste à une osmose entre musique et film. »


(Le Parisien)

photos : Fanny Arnaudin